Santé
Dans un pays ruiné comme le Cambodge, la situation sanitaire est évidemment déplorable. Outre le problème, particulier, des mines, la population connaît les ravages du paludisme (excepté en zone urbaine), de la malnutrition, du sida et de la tuberculose, actuellement première cause de mortalité.
Vaccinations
Plusieurs précautions s’imposent : voir nos recommandations dans la rubrique " Avant le départ ".Traitement anti-paludique préférable, même si le paludisme affecte surtout les zones rurales. Ne pas prendre cette maladie à la légère ! Évitez les moustiques en vous couvrant (surtout le soir), en utilisant des répulsifs (Insect Ecran Peau®, Repel Insect Peau®, Biovectrol Tropic®, Care Plus®, 5 sur 5 Tropic®); et une moustiquaire (souvent fournie dans les hôtels). En cas de fièvre pendant ou après le voyage, consulter d'urgence un spécialiste.
Eau
C'est le principal vecteur de maladies. On ne le répétera jamais assez, ne buvez JAMAIS l'eau du robinet, refusez les glaçons, les glaces et les fruits déjà épluchés. Vérifiez bien si les bouteilles d'eau (purifiée) que l'on vous propose sont capsulées. En dehors des villes, se munir éventuellement d'une gourde et de pastilles purifiantes (Micropur) ou de filtres microbiens.
Aliments
Les aliments sont l'autre source de problèmes : dysenterie, amibiase, etc. Le choix des restaurants s'avère donc primordial : si c'est vraiment très sale, fuyez ! Un endroit vide doit être considéré comme louche. À Phnom Penh, les estomacs fragiles préféreront sans doute les restos français, non par chauvinisme mais par mesure d'hygiène. N'oubliez pas que les restos chic ont souvent des générateurs : leurs aliments souffrent donc moins des coupures de courant (fréquentes au Cambodge). Si vous allez dans les adresses bon marché, il est plus prudent de commander des soupes, du riz, du poulet et des viandes bien grillées. En cas de diarrhée, soignez-vous avec l'indispensable Imodium et un désinfectant intestinal (genre Ercéfuryl).
Nature
Le
soleil
tape fort au
Cambodge, surtout à
Angkor :
couvrez-vous la tête
et n'oubliez pas
votre crème solaire.
Buvez beaucoup d'eau
(purifiée) ou de
Coca-Cola pour
éviter la
déshydratation.
La bilharziose et
certaines
parasitoses
s'attrapent lors des
baignades.
Pour
éviter les morsures
de
serpents,
porter des
chaussures montantes
et marcher en
faisant du bruit.
Éviter les
sandalettes à
Angkor. On trouve
aussi des
scorpions
dans les temples :
pas de panique, il
suffit de ne pas
mettre ses mains
n'importe où (sous
les cailloux
notamment).
En cas de problème médical
En cas de
problème médical,
ne vous fiez pas
trop aux pharmaciens
du pays ou aux
hôpitaux (sous-équipés).
Demandez conseil à
l'ambassade de votre
pays, qui connaît
les bonnes adresses.
Si vous avez un
pépin sérieux,
prenez le premier
avion pour Bangkok,
qui possède les
meilleurs hôpitaux
de la région.
Les pharmacies :
il en existe de 2
types, les A et les
B. Les premières
sont tenues par des
pharmaciens diplômés
qui proposent de
vrais médicaments.
Le problème, c'est
qu'il n'y en a
quasiment pas. La
seule bonne
pharmacie du pays
est située à Phnom
Penh, à côté de la
gare. Les secondes
(les B) ne sont que
des revendeurs de
médicaments. Il faut
savoir que la
plupart d'entre eux
sont des faux
fabriqués au
Vietnam. Ces
contrefaçons sortes
de placebo, ont la
forme, le goût, la
couleur et
l'emballage des
médicaments qu'ils
sont censés copiés,
et sont de manière
générale, sans
efficacité ou de
moindre efficacité
que les originaux.
De plus il arrive
que certaines
contrefaçons soient
dangereuses et
violentes. Une
prudence certaine
est donc de rigueur
dans ce domaine.
Pour les gros bobos,
adressez-vous aux
hôpitaux où
interviennent des
médecins européens.
L'hôpital Calmette
et l'institut
Pasteur à Phnom Penh
sont très sérieux. À
Siem Reap, la
pharmacie de
l'hôpital est tenue
par des personnes de
Médecins sans
Frontières.


